Archive: Le coin du jeune

La France, après la défaite de son armée et l'armistice signé en 1940, n'avait plus aucune force s'opposant à l'envahisseur allemand. ' Alors que le chef de l'état Français, le maréchal Pétain, traitait avec l'ennemi, un mouvement secret s'organisa dans tout le pays, rejetant la défaite, et ayant pour objet de s'opposer à l'action de l'occupant. A la campagne comme à la ville , des dizaines de personnes, des hommes ou des femmes, jeunes et vieux; adhérèrent à ce projet de résistance civile secrète. Leurs motivations étaient diverses, l'action, l'opposition active, mais surtout le désir d'affaiblir les forces allemandes de l'intérieur, par le biais d'actions ponctuelles, comme le sabotage systématique des voies de chemin de fer. L'entrée dans l'un de ces mouvements exposait ses membres à de nombreux dangers tel la délation, entraînant le plus souvent arrestations, déportations ou encore exécutions. Aujourd'hui, la résistance et son action sont assez mal connus de la jeunesse et ce pour plusieurs raisons. Tout d'abord, la séparation temporelle existant entre ces deux mondes, celle-ci de plus de cinquante années et d'autre part la faible représentation qui en est faite. Plusieurs générations séparent la jeunesse    actuelle   de  celle  se   battant   contre   les  envahisseurs dans les années quarante, et pourtant celles-ci ne sont pas si différentes. Ce manque d'intérêt provient d'une mauvaise connaissance de cette période, à laquelle dans les lycées on préfère la guerre froide opposant la Russie aux États Unis. Dans ces conditions comment intéresser une jeunesse qui n'a pas subi ces événements alors même que les programmes scolaires les occultent presque totalement. Aujourd'hui, demander à un lycéen ce que représente pour lui la résistance revient à lui poser la question "de quoi parle le film sur les époux Aubrac ?". On oublie trop facilement que la résistance n'est pas le fait d'une poignée de "personnalités", mais un véritable mouvement national regroupant dans ses rangs des milliers de français, tous n'ayant pas subit la même médiatisation.
Mon intérêt pour cette période provient plus de rencontres qu'il ma été permis de faire, au sein de l'association par exemple, qu'au travers du programme scolaire qui m'a été dispensé. Comment ne pas être fasciné lorsque un ancien résistant, âgé de 18 ans au plus au moment des faits, m'explique ce qu'étaient les fameux pièges à cons. L'histoire prend un sens différent lorsque nous somme confrontés à ces acteurs.
La Résistance est un haut fait de l'histoire française, l'expression d'une nation, dont il nous appartient de perpétuer le souvenir.

                                                                                                                                                       S.W

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