Archive: Vérité sur un mythe

Personne en particulier ne peut émettre la prétention dérisoire d'avoir été le 22 août 1944, le " Libérateur de Grenoble " et ceci pour une raison très simple : les allemands, parfaitement renseignés sur les mouvements de l'armée américaine et de la 1° D.F.L. s'acheminant de Provence vers le Dauphiné et naturellement vers sa capitale, avaient d'une part quitté précipitamment celle-ci dans la nuit du 21 Août et parallèlement, décroché des combats avec " les maquis de l'Oisans "
Ce sont eux, les Allemands, qui, en fuyant, flanqués des hommes de la trahison, ont effectivement libéré Grenoble de leur présence abhorrée et permis au Grenoblois de
retrouver la liberté sans avoir à livrer le moindre combat.
L'histoire ne retiendra rien d'autre que cette version rigoureusement conforme à la réalité des faits et rejettera toutes celles, fantaisistes, qui ne sont rien d'autre que le fruit d'imaginations délirantes !!! Nous défions quiconque de nous démontrer le contraire, (documents officiels en main).
LE C.D.L.N. de l'Isère, parfaitement au courant de ces faits et se conduisant comme l'élément responsable qu'il était au plus niveau départemental, mit en place, sans délai, les organismes nécessaires à la vie de Grenoble et du département. Ainsi fut décidé dans la nuit du 21 au 22 août que NAL (BRUNET) et (FLAUREAU ' PEL) se rendraient ensemble, le 22 à 9 heures, à la préfecture de l'Isère pour l'occuper 
symboliquement au nom de la Résistance toute entière, et y accueillir le Préfet REYNIER (VAUBAN), désigné par Alger.
Ces dispositions concernant la préfecture se conjuguaient avec celles concernant la mairie. Ce furent R. BONAMY (JOSEPH) et CABANNE (D'ASSAS) qui eurent la responsabilité de mettre en place le conseil municipal de Grenoble ; tous les conseillers désignés par leurs organisations respectives étaient présents. Il restait à élire le Maire. On procéda à cette élection : LAFLEUR fut désigné.
Le général HUMBERT, authentique résistant (ayant fait abstraction de son grade pendant la clandestinité) devient le Gouverneur Grenoble.
Le lieutenant-colonel LE RAY, chef militaire F.F.I. départemental, reforme avec les maquisards et des engagés volontaires, la Brigade Alpine qui continuera la lutte en Savoie et en Italie. Chambarands et Chartreuse rejoindront la D.F.L. et poursuivront vers l'Alsace.

Les pouvoirs civils et militaires rapidement mis en place, les commissions administratives responsables du ravitaillement, de l'épuration, de la presse, de la reconstruction économique, furent constituées et invitées à réaliser leur objectifs avec diligence, sous le contrôle de la préfecture et du C.D.L.N. travaillant en parfaite harmonie.
A ce sujet, il n'est pas sans importance de souligner que les cinq membres du Conseil restreint qui chaque matin assistent le Préfet pour prendre ses délibérations, sont tous issus du C.D.L.N.
REYNIER-VAUBAN s'est souvenu que le comité de libération clandestin (dés qu'il a appris sa nomination par Alger) l'a invité à assister à toutes ses réunions jusqu'à la libération et, pour la première fois, le 5 mai 1944 à Domene


  1. REQUET

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