Archive: Les Compagnons de la Libération.

L'Ordre de la libération a été crée par le général de Gaulle, à Brazzaville le 16 novembre 1940.pour récompenser les personnes et les collectivités militaires ou civiles " qui se seront signalées d'une manière exceptionelle dans l'oeuvre de la libération de la France et de son empire "Dans les circontances du moment, alors que la France était envahie, que seuls des volontaires, rassemblés autour du général de Gaulle, combattaient et luttaient à l'extérieur et à l'intérieur pour sauver l'honneur du Pays, la création de l'Ordre de la Libération aux caractéristiques très particulières, était hautement motivée. Seulement attribuée sur avis du conseil de l'Ordre, la croix  n'a été accordée que par décret signé par le général de Gaulle, grand maître de l'Ordre et lorsque l'étude attentive de chaque cas révélait le caractère exceptionnel de l'action et la valeur des titres.

De cette date du 23 janvier 1946, 1059 croix ont été attribuées. Les villes de Paris (1945), Nantes (1941), Grenoble (1644), Le Village de Vassieux en Vercors(1945) et l'Ile de Sein (1946) sont Compagnons.

18 unités d'élites le sont également et portent à leur drapeau l'Ordre de la Libération.
1° Régiment d'Artillerie Coloniale - 1/3° Régiment d'Artillerie Coloniale - Bataillon de Marche n° 2 -501° Régiment des Chars de Combat - 2° Régiment d'Infanterie Coloniale - 1° Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique - 13° Demi-Brigade de Légion Etrangère - 1° Régiment de Marche des Spahis Marocains - Régiment de Marche du Tchad - Corvette Aconit - 1° Régiment de Fusiliers Marins - Sous Marin Rubis - Groupe de Chasse Alsace - 2° Régiment de Chasseurs Parachutistes - Groupe de Chasse Ile de France - Groupe de Bombardement Lorraine - Groupe de Chasse Normandie Niémen - 1° Escadrille de Chasse Alsace.
238 Compagnons ont été nommés à titre posthume. Beaucoup sont tombés au cours des combats, sont morts des sévices subits dans les cas de concentration. Certains Compagnons ont occupé ou occupent les plus éminentes fonctions, ont atteint les plus hauts grades dans nos armées : d'autres ont été des soldats ou des résistants modestes. Tous se considèrent comme égaux entre eux. Il n'y a pas de hiérarchie dans l'Ordre.
Les cinq premiers Compagnons ont été : Thierry d'Argenlieu, le gouverneur Eboué, J. Revault d'Allones, E. Popieul, officier de la marine marchande et H. Bouquillard, pilote.
Les noms de six femmes figurent sur la plaque de marbre aux lettres d'or apposée sur le mur, dans le pavillon Robert de Cotte, siège de l'Ordre, à l'Hôtel  National des invalides où se trouver également le Musée.
Berthie Albrecht, Laure Diebold, Marie Hackin,  Marcelle Henry, Simone Michel-Levy, Emilienne Moreau.
Les deux plus jeunes Compagnons sont : Barrioz dont  le pseudonyme est Herriot, arrêté à 14 ans il a été affreusement torturé et il est mort sans avoir donné le moindre renseignement ; et Lazare Pytkowicz qui n'avait que 16 ans lorsque il a été décoré par le général Joinville dans le bureau du Proviseur de son lycée.
L'Amiral Thierry d'Argenlieu a été le Premier Grand Chancelier de l'Ordre de la libération.A ce jour l'ordre est présidé par le Général Simon
Actuellement il reste en vie 165 compagnons
La devise de l'Ordre est :

PARIAM SERVANDO VICTORIAM TULLIT

                                                      " En servant la patrie, il apporte la victoire"

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